Archive

Archive de la Catégorie ‘La mêlée!’

Fin de match

15 septembre 2011 Commentaires désactivés

En ce jeudi de septembre, je vous annonce la fermeture de Dernière minute de jeu.

Depuis plus de deux ans, ce blogue m’a permis de rédiger plus de 600 articles traitant de baseball, de football et de hockey et plus particulièrement, de suivre sur une base hebdomadaire huit organisations sportives professionnelles ou de développement. Vous avez été près de 26 000 visiteurs à lire l’un ou l’autre de ces articles depuis le 1er juillet 2009.

Toutefois, depuis le tout début, Dernière minute de jeu n’est le produit que d’un seul rédacteur et statisticien. Avec le temps, la charge de travail est devenue lourde et la vie étant ce qu’elle est, il est aujourd’hui nécessaire que je consacre mes énergies autre part. Au tout début de l’aventure, l’idée était de partager avec vous mes réflexions sur ces trois sports et ces huit équipes de manière aussi professionnelle que possible, à la seule condition que cela ne devienne pas un fardeau. Depuis quelques mois, le “loisir” est devenu une “tâche” de moins en moins plaisante et de plus en plus lourde. Il me semble donc préférable de cesser les activités de ce blogue plutôt que d’en amputer des sections ou d’effectuer le travail partiellement, ce qui est en dehors de mes principes les plus élémentaires.

La fin de ce blogue est-elle définitive? Impossible de répondre à cette question. Nul doute que l’amateur de sport ici présent continuera de suivre les activités des équipes couvertes ici jusqu’à ce jour et qu’il continuera de les encourager. Peut-être, dans quelques mois ou quelques années, l’envie me reprendra-t-elle de replonger dans le monde du journalisme amateur…D’ici là, je vous remercie pour votre soutien et vous souhaite à tous de nombreuses célébrations avec les victoires et conquêtes futures de nos équipes favorites!

Catégories:La mêlée!

Autre balayage à New York!

10 juin 2011 Commentaires désactivés

Autre visite à New York, autre balayage pour les Red Sox. Ils occupent maintenant le premier rang de leur division. (NESN.com)

Décidément, le Yankee Stadium est en train de devenir une maison secondaire pour les Red Sox de Boston qui n’y sont pourtant pas du tout les bienvenus. Les Rouges ont complété un deuxième balayage consécutif en juin et autant dans le stade de leurs ennemis jurés, les Yankees de New York. Les gars de Terry Francona sont donc parfaits en six matchs dans la métropole américaine et n’ont perdu qu’un seul de leurs neuf matchs contre les protégés de Joe Girardi. Quoi demander de mieux?

Eh bien, une victoire pour commencer une série dans la Grosse Pomme! Mardi soir, les Sox l’ont emporté 6-4, résistant ainsi à une tentative de remontée des Yankees. Premier frappeur du match, Jacoby Ellsbury a donné l’accent à cette partie avec un circuit solo. Quelques minutes plus tard, Adrian Gonzalez tapait un triple au centre pour un autre point et peu de temps après, Kevin Youilis le faisait entrer au marbre avec un ballon-sacrifice. Largement en retard après une seule demi-manche, les Yankees remontèrent un peu la pente en fin de première avec le simple d’un point de Robinson Cano. Auparavant, Mark Teixeira avait été atteint par un tir au genou et n’a pas été capable de quitter le terrain de lui-même. Russell Martin a subi un sort identique, mais il est demeuré dans le match. En deuxième, Dustin Pedroia a redonné une priorité de trois points aux siens avec un double d’un point. En cinquième, David Ortiz a fait 6-1 avec un seul élan, son 14e circuit de la saison, tapé cette fois dans la droite pour deux points. Par contre, c’est également au cours de cette manche que les New Yorkais se sont réveillés, Nick Swisher claquant un double de deux points vers le champ centre. La relève des Sox a bien pris les choses en main lors des trois manches suivantes, mais lorsque Jonathan Papelbon (qui devait être suspendu, mais qui a porté son dossier en appel) a fait son apparition en neuvième, il a donné un dernier point aux Yankees, plus précisément à Jorge Posada qui a produit un point avec un simple. Malgré cela, Jonathan Papelbon a récolté 12e sauvetage de la saison alors que le partant gaucher Jon Lester amassait sa huitième victoire de l’année. Lester a lancé six manches au cours desquelles il a accordé huit coups sûrs, un but sur balles et trois points mérités en plus de retirer cinq frappeurs au bâton.

Les Rouges n’ont pas perdu de temps mercredi soir, prenant rapidement l’initiative face à leurs ennemis jurés pour les vaincre 11-6. Tout a débuté, dès la première manche, par un vol du deuxième but de Jacoby Ellsbury qui a pu gambader jusqu’au troisième sur un mauvais lancer d’AJ Burnett. Adrian Gonzalez n’a eu aucune difficulté à le faire marquer avec un ballon-sacrifice. Quelques minutes plus tard, David Ortiz frappait un circuit de deux points pour tripler l’avance des siens. En deuxième, J.D. Drew a tapé un autre ballon-sacrifice pour un point et en quatrième, les Sox ajoutèrent trois autres points (retrait forcé au deuxième but sur un coup de Jason Varitek bon pour un point, double d’un point de Jacoby Ellsbury et simple d’un point de Dustin Pedroia. C’est aussi en quatrième que les Yankees ont tenté un début de remontée avec le 11e circuit d’Alex Rodriguez, une claque en solo. Trois autres points furent inscrits par New York à la manche suivante avant que le releveur Boone Logan ne concède un but sur balles à Adrian Gonzalez alors que les buts étaient remplis, en sixième manche. Toujours lors de cette manche, Francisco Cervelli frappa un simple d’un point qui faisait 8-5. Finalement, en neuvième, Boston ajouta trois points sur des longues balles de Carl Crawford (en solo) et de J.D. Drew (pour deux points). Mark Teixeira a eu beau ajouter un point au tableau pour les locaux, mais c’était bien trop peu. Terry Francona a utilisé seulement deux lanceurs pour ce match: Tim Wakefield a récolté son troisième match de l’année en lançant cinq manches et un tiers, concédant cinq coups sûrs, un circuit, trois buts sur balles et cinq points mérités. Alfredo Aceves a pris la relève en sixième et il a réussi son premier sauvetage de la saison.

Le balayage a été complété jeudi soir avec une victoire de 8-3 qui n’a pas été facile à obtenir. Le match a débuté avec près de trois heures et demie de retard en raison de la pluie qui tombait sur New York. Quand le “playball” a été donné vers 22h, ce sont les Yankees qui en ont profité, Curtis Granderson claquant un circuit de deux points dès la première manche. Ce pointage de 2-0 a perduré pendant six manches, les Sox ne faisant rien de bon jusqu’en septième. Jed Lowrie a ouvert le pointage pour les siens à ce moment avec un triple d’un point, Mike Cameron a suivi avec un double d’un point qui créait l’égalité, Jacoby Ellsbury a donné les devants à Boston par la suite avec un simple d’un point, Adrian Gonzalez a allongé cette séquence avec un autre simple d’un point, Kevin Youkilis en a fait autant lors de son tour au bâton et David Ortiz, qui en était à sa deuxième présence dans cette manche, a fermé le tout avec un double de deux points qui faisait 7-2. En début de neuvième, Adrian Gonzalez a ajouté un double d’un point avant que Derek Jeter ne frappe un roulant en fin de match qui, malgré un retrait au premier coussin, produisait un point qui ne changeait rien. Le droitier Josh Beckett a étiré sa présence au monticule pendant sept manches afin d’obtenir une cinquième victoire cette saison, lui qui n’a donné que quatre coups sûrs, un circuit, deux buts sur balles et deux points mérités pendant ce temps, retirant également six frappeurs sur des prises. La défaite a été portée au dossier de CC Sabathia qui a lancé une manche de trop, la septième.

Deuxièmes au classement de la division Est avant cette série, les Red Sox ont maintenant repris les commandes grâce à ce balayage. Leur avance est désormais de deux matchs sur les Yankees de New York et de trois parties sur les Rays de Tampa Bay. Les Blue Jays de Toronto, qui sont quatrièmes avec un retard de quatre matchs et demi, seront les prochains hôtes des Bostonnais à compter de ce vendredi. Le premier match de la série s’amorcera ce soir à compter de 19h07 avec un duel entre Clay Buchholz et Jo-Jo Reyes. Samedi, la rencontre débutera à 13h07 alors que les partants seront John Lackey et Brandon Morrow. Dimanche à 13h07, Jon Lester tentera de mener les siens vers la victoire face à Kyle Drabek.

Catégories:La mêlée!

LA REVUE ANNUELLE 2010

30 décembre 2010 Commentaires désactivés

Drew Brees et son jeune fils célèbrent la conquête du Super Bowl XLIV par les Saints de la Nouvelle-Orléans, le 7 février 2010. (UPI.com)

Une autre année s’achève et les émotions fortes n’ont pas manqué en 2010, surtout sur la scène sportive. Trois des huit équipes dont les activités sont couvertes par Dernière minute de jeu ont remporté le championnat de leur circuit et d’autres ont connu de très bons moments. Nous avons eu droit à de superbes Jeux olympiques hivernaux à Vancouver, à un 44e Super Bowl enlevant, à une première coupe Stanley en 49 ans aux Blackhawks de Chicago et à une première Série mondiale pour les Giants de San Francisco en 56 ans.

Évidemment, il y a deux côtés à une médaille et certaines déceptions ont marqué la dernière année. Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre n’ont pas fait long feu lors des éliminatoires du mois de janvier, mais connaissent actuellement une saison du tonnerre. Les Red Sox de Boston, largement affectés par des blessures à de n0mbreux joueurs, ont évité les séries. Le Drakkar de Baie-Comeau a été exclu de la danse printanière pour une troisième fois seulement de son histoire tandis que les Saguenéens de Chicoutimi étaient éliminés en première ronde par l’Océanic de Rimouski lors de la prolongation du septième match. Quant à Équipe Canada junior, c’est une cruelle défaite au cours de la prolongation de la finale l’opposant aux États-Unis qui l’attendait.

Comme nous l’avons fait l’an dernier à pareille date, il est temps de tenir notre revue de l’année 2010 sous la forme d’un top-5 à rebours. Bien entendu, nous parlerons des trois sports habituels à ce blogue, mais bien d’autres événements athlétiques ont pu marquer votre imaginaire au cours des douze derniers mois. Nous vous invitons donc fortement à vous exprimer et à nous faire part de votre propre décompte.

5. Les Saints au septième ciel

Une saison gagnante de treize gains et trois revers ne suffisait pas aux partisans et à l’organisation des Saints de la Nouvelle-Orléans, pendant si longtemps perdante. En janvier dernier, l’équipe de Sean Payton faisait son chemin en séries éliminatoires, accédant au Super Bowl tant convoité. Toutefois, le défi serait de taille contre les favoris et champions de la saison régulière, les Colts d’Indianapolis, menés par le grand Peyton Manning en quête d’un deuxième titre en quatre ans.

Abandonnés par les forces divines, les Saints ont encaissé un premier quart désastreux au cours duquel les Colts ont inscrit dix points. Le réveil de Drew Brees ne fut pas suffisant à l’équipe louisianaise pour remonter entièrement la pente avant la mi-temps, Garrett Hartley marquant six points sur deux placements. C’est une décision très culottée de Sean Payton qui changea la rencontre, à savoir celle d’amorcer le troisième quart sur un botté court. Après avoir repris le ballon sur ce jeu très risqué, les Saints ont inscrit un touché, prenant ainsi les devants pour la première fois. Cinq minutes plus tard, les Colts remontaient au sommet avec un majeur, mais le mal était fait et les Saints, en plein élan, marquèrent un placement tardif au troisième quart et un autre touché dès le début du quatrième quart avant que Tracy Porter n’intercepte une passe risquée de Manning et ne retourne le tout jusqu’au bout du terrain. Bourbon Street pouvait entrer en délire, les Saints étaient désormais reconnus comme une organisation championne après 42 années de disette et de nombreuses saisons décevantes.

Jaroslav Halak a connu une année 2010 extraordinaire, tant pour le compte de la Slovaquie que pour celui des Canadiens de Montréal qu'il a conduit en troisième ronde. (Life.com)

Pour Drew Brees, c’était la consécration avec une performance remarquable de 32 passes complétées sur 39 tentées, deux passes de touché et 288 verges de gains. Après une carrière universitaire grandiose avec les Boilermakers de Perdue University, quatre premières saisons professionnelles à San Diego et trois saisons de vaches maigres en Louisiane, le quart-arrière de 31 ans, déjà reconnu comme un excellent athlète et l’un des meilleurs bras de la NFL, était maintenant considéré comme un gagnant et un joueur par excellence d’un Super Bowl.

4. La Flanelle redevient-elle Sainte?

La première campagne de Jacques Martin à l’arrière du prestigieux banc des Canadiens de Montréal en aura été une de hauts et de bas. Malheureusement pour l’entraîneur-chef, les siens ont accédé aux éliminatoires de justesse, pour ne pas dire par la porte arrière, en terminant la saison de bien mauvaise façon. 38 victoires, 33 défaites et dix revers en prolongation ou en fusillade, c’est bien ordinaire comme fiche pour une équipe de ce calibre. Surtout que Bob Gainey, avant de la léguer à Pierre Gauthier, avait complètement remanié sa formation. Le jeune Carey Price cédait sous la pression, mais Jaroslav Halak était là pour réparer les pots cassés.

On ne donnait pas cher de la Sainte Flanelle au premier tour éliminatoire contre les puissants Capitals de Washington. Même si c’est Montréal, au Verizon Center, qui avait remporté le premier duel en prolongation. La logique semblait ensuite revenir au grand galop alors que la bande d’Alexander Ovechkin gagnait les trois matchs suivants, pouvant le CH au bord du précipice. À cela ne tienne, les Montréalais n’avaient pas l’intention de jouer au golf en avril et après deux victoires signées Jaroslav Halak, les Canadiens se rendirent dans la capitale américaine pour causer la surprise et battre, au compte de 2-1, les champions de la saison régulière.

Un défi autrement plus difficile attendait les Habitants au deuxième tour, soit celui des champions en titre de la coupe Stanley, les Penguins de Pittsburgh, qui l’emportaient d’ailleurs facilement au premier match de la série. S’échangeant tour à tour les gains, les deux équipes jouèrent au chat et à la souris jusqu’au cinquième match, remporté par Pittsburgh et poussant, de nouveau, les Canadiens à un pas de l’élimination. Ces derniers remportèrent un sixième match extrêmement serré au Centre Bell et le 12 mai au vieux Mellon Arena, ils prirent une surprenante avance de 5-0 pour finalement l’emporter 5-2, éliminer les champions, battre Sidney Crosby et fermer définitivement les hostilités dans l’amphithéâtre vétuste des Penguins.

Les Flyers de Philadelphie, qui venaient d’effectuer une remontée historique contre les Bruins de Boston en deuxième ronde après avoir perdu les trois premières parties de la série, étaient les adversaires suivants des Canadiens, des ennemis possédant un style de jeu totalement différent des Capitals et des Penguins, principalement axé sur la défensive et, naturellement, la robustesse. Déroutés par cette manière de jouer, les joueurs de Montréal ne marquèrent aucun but au cours des deux premiers matchs, mais l’énigme semblait être résolue lors du troisième remporté 5-1. Ce n’était qu’une illusion et les Flyers enlevèrent les honneurs de la série deux parties plus tard, au Wachovia Center en plus, mettant ainsi fin au rêve des Canadiens de Montréal et de leurs nombreux et fêtards partisans. Héros de ces surprenantes éliminatoires, Jaroslav Halak fut échangé un mois plus tard aux Blues de St. Louis, Carey Price lui ayant été préféré. Une décision décriée partout au Québec sur le coup, mais qui s’avéra finalement loin d’être mauvaise.

À sa première saison comme gérant, Patrick Scalabrini aura mené les Capitales de Québec à un deuxième championnat de suite. (ZoomSport.tv)

Après tant de surprises le printemps dernier, les Canadiens pourront-ils répéter leurs exploits ou, comme on le souhaite tous, faire encore mieux en 2011?

3. Deux de suite au Stade municipal

Champions en titre du trophée Arthur Ford, remporté en septembre 2009, les Capitales de Québec amorçaient l’année 2010 sur une note de renouveau. Pas nécessairement sur le terrain puisque de nombreux joueurs de l’édition couronnée étaient de retour, mais plutôt au poste de gérant alors que Michel Laplante délaissait ses fonctions à Patrick Scalabrini, ancien porte-couleur de sa formation. Avec une équipe très bien nantie, les plus grands espoirs étaient permis d’entrée de jeu.

La première moitié de saison fut à la hauteur des attentes, et ce, malgré quelques blessures préoccupantes et l’absence prolongée des meilleurs releveurs de l’équipe. Les Capitales mettaient la main sur le titre du premier segment du calendrier, s’assurant dès la mi-juillet d’une place en séries grâce à un dossier de 30 victoires et dix-sept défaites. Toutefois, les six revers consécutifs des Québécois en fin de première moitié de saison n’étaient pas très encourageants et le dossier très positif passa à une fiche gagnante, mais ordinaire. Le reste de la saison régulière fut marqué de bons et de mauvais moments, mais la situation à l’infirmerie ne s’améliora pas et Michel Laplante eut besoin de faire toute une gymnastique pour dénicher des renforts. L’équipe de la Vieille Capitale termina la saison en tête du classement avec une priorité de deux parties et demie sur ses plus proches poursuivants. Malgré cela et le retour de Pierre-Luc Laforest dans la formation, le ton était pessimiste autour du Stade municipal à l’aube des éliminatoires.

Le doute fut rapidement dissipé quand les Jackals du New Jersey furent renversés en trois petites rencontres, remportées 7-4, 13-5 et 2-0 par les Capitales, les deux premières à la maison et la dernière, au Yogi Berra Stadium. Les Colonials de Pittsfield, équipe disputant une première saison dans la Ligue Can-Am, remportèrent leur série face au Rox de Brockton de manière identique pour accéder à la finale. Ils gagnèrent d’ailleurs le premier match de la finale contre Québec au compte de 6-5 grâce à une remontée en fin de neuvième, mais cette fois, l’optimisme était de mise chez les partisans francophones. Et avec raison. Les Capitales remportèrent le deuxième duel disputé à Pittsfield, un match serré de 5-4, avant de rentrer à Québec et de prendre une option sur le titre dans une victoire de 1-0 signée Karl Gélinas qui lança un match complet, n’accorda que cinq coups sûrs et retira douze frappeurs au bâton. À son dernier départ en carrière, Michel Simard mena les siens à un deuxième titre consécutif grâce à une victoire convaincante de 6-1 au Stade municipal. Québec pouvait célébrer ses champions et Patrick Scalabrini, à sa première année comme gérant, accomplissait un exploit digne de mention.

Sidney Crosby a inscrit le but de la médaille d'or olympique pour le Canada, ajoutant cet important exploit à un palmarès personnel déjà impressionnant. (BestWeekEver.net)

L’importance de ces deux championnats consécutifs des Capitales réside dans la visibilité que cette concession offre au baseball au Québec, une visibilité en forte diminution depuis le déménagement des Expos de Montréal. Sans les Capitales, Dieu sait à quel point le baseball mineur serait en mauvaise condition dans la Belle Province. C’est la raison pour laquelle on retrouve, au troisième rang, ce nouveau couronnement des Québécois.

2. Célébrations au pays du hockey

Pour de très nombreuses personnes, la présentation des Jeux olympiques d’hiver à Vancouver en février 2010 représente l’événement de l’année. C’est un choix tout à fait justifiable, surtout en considérant les nombreux exploits réalisés par les athlètes canadiens au cours de cette quinzaine. Le hockey, sport national et épreuve reine des Jeux, quoiqu’on en dise, était évidemment à l’honneur au cours de cette période où la NHL prend une pause obligée. Naturellement, le Canada était favori chez les dames comme chez les hommes pour les deux tournois olympiques.

Équipe Canada, penchant féminin, n’a eu aucun mal à dominer son groupe préliminaire, remportant trois gains faciles de 18-0 sur la Slovaquie, 10-1 contre la Suisse et 13-1 face à la Suède. L’équipe américaine connaissant le même genre de succès dans son groupe, il semblait déjà évident que la finale se disputerait entre les deux pays frontaliers. Les demi-finales ne confirmèrent que cette prédiction, le Canada battant la Finlande 5-0 et les Américaines renversant la Suède 9-1. Au cours de cette finale attendue, les jeunes Marie-Philip Poulin et Shannon Szabados, la première marquant les deux seuls buts de la rencontre et la seconde, effectuant de nombreux arrêts spectaculaires, menèrent les Canadiennes à une victoire de 2-0 et à la médaille d’or olympique. Cette récompense, elles ne l’ont pas volé à la suite d’une finale chaudement disputée.

Les messieurs d’Équipe Canada, évidemment tous des vedettes de la NHL, ont amorcé leur tournoi par un gain de 8-0 contre la Norvège au cours duquel Jarome Iginla a réussi un tour du chapeau. Les choses se sont toutefois gâtées dès le second match, remporté de justesse 3-2 par les Canadiens en fusillade contre une équipe nationale suisse très surprenante, Sidney Crosby marquant le seul filet en tirs de barrage. Puis, les États-Unis, une équipe pourtant moins menaçante sur papier, ont renversé l’équipe hôtesse lors du dernier duel préliminaire avec un compte final de 5-3. Ryan Miller brillait devant la cage américaine tandis que Martin Brodeur, laissé à lui-même, en arrachait. La route vers l’or, à laquelle on prévoyait initialement trois étapes, fut allongée à quatre parties dont la première, contre l’Allemagne, se solda par une victoire facile de 8-2.

Un premier choc éliminatoire important attendait le Canada en quart de finale contre la Russie. Les déboires de la ronde préliminaire avaient toutefois été laissés de côté et la feuille d’érable l’emporta 7-3 grâce à une performance inspirée de tous les joueurs canadiens. Le pointage de 4-1 après vingt minutes de jeu indique bien l’allure de la rencontre, totalement dominée par le pays hôte. La sauce s’est toutefois épaissie en demi-finale et la Slovaquie a donné une peur bleue à toute une nation, réduisant un déficit de 3-0 après quarante minutes à une rencontre serrée de 3-2 au cours de la troisième période. Pavol Demitra passa à quelques millimètres de créer l’égalité dans les dernière ssecondes de la rencontre, mais il rata sa chance et son équipe, ainsi que celle de Jaroslav Halak, fut éliminée. À la veille d’une finale contre les États-Unis, vainqueur des Finlandais au compte de 6-1, le pays était inquiet.

Guillaume Rioux soulève, sur son propre terrain, la sixième coupe Vanier de l'histoire du Rouge & Or de l'Université Laval. (NationalPost.com)

La finale toute nord-américaine passera certainement à l’histoire en raison de son intensité, de son pointage très serré et de son dénouement incroyable. Jonathan Toews (qui a connu une année 2010 de rêve) marquait en milieu de première période et Corey Perry doublait l’avance des siens en milieu de deuxième avant que Ryan Kessler ne réduise l’écart cinq minutes plus tard. La troisième période, dominée par les États-Unis, fut épuisante pour les partisans canadiens qui poussèrent un soupir de découragement lorsque Zach Parisé créa l’égalité avec 25 secondes seulement à jouer. Après 7 minutes et 40 secondes de prolongation, le Canada, qui avait repris son élan offensif, fut porté au sommet du hockey international grâce au spectaculaire filet de Sidney Crosby, un “but en or” que nous n’avons pas fini de revoir. L’objectif ultime de la formation canadienne était atteint et les Jeux de Vancouver, qui s’étaient amorcé de la pire façon possible avec le décès du lugeur géorgien Nodar Kumaritashvili et une température pas tellement hivernale, se terminèrent sur cette apothéose.

1. Le football québécois à l’honneur!

Ce qui a toutefois retenu le plus l’attention en 2010 sur Dernière minute de jeu, ce sont les succès du Québec sur les terrains de 110 verges du pays entier, des réussites prestigieuses et spectaculaires qui ont un effet immense sur la pratique du football partout dans la province francophone. La palme de notre top-5 annuel revient donc conjointement au Rouge & Or de l’Université Laval, champion de la coupe Vanier, et aux Alouettes de Montréal, champions de la coupe Grey pour une deuxième fois de suite.

Le Rouge & Or, qui accueillait pour une deuxième année consécutive la finale de la coupe Vanier au stade du PEPS, voulait se reprendre pour l’échec de saison précédente, mais ne pouvait plus compter sur l’excellence d’un quart-arrière vétéran comme Benoît Groulx. À cela ne tienne, les jeunes Bruno Prud’homme et Tristan Grenon ont relevé le défi avec brio, appuyés par l’explosif Sébastien Lévesque et une défensive réellement dominante. Les représentants de l’Université Laval ont littéralement tout bousculé sur leur passage en saison régulière, ne jouant qu’une seule rencontre réellement serrée contre les Carabins de l’Université de Montréal. Ils ont ensuite lessivé les Gaiters de Bishop’s University 56-1 en demi-finale québécoise avant de vaincre, non sans difficulté, le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke au compte de 22-17. Deux équipes francophones au match de la coupe Dunsmore qui démontrent bien la santé du football québécois. Le défi suivant fut encore plus difficile, mais Laval le surmonta en battant les Mustangs de Western Ontario University 13-11. La grande finale canadienne, disputée sous la neige à Québec, fut dominée outrageusement par l’équipe locale qui renversa les Dinos de Calgary University 29-2, notamment grâce aux efforts combinés d’un Sébastien Lévesque amoché qui a inscrit le premier touché avec une course de 41 verges, de Bruno Prud’homme qui a rejoint Yannick Morin-Plante sur 40 verges pour le deuxième touché et d’une unité défensive intraitable face à l’une des meilleures unités offensives au pays. Cette sixième coupe Vanier, le Rouge & Or ne l’a certainement pas volée!

Kerry Watkins porte la coupe Grey à bout de bras, une deuxième de suite pour les Alouettes de Montréal. (CFL.ca)

Les Alouettes de Montréal ont, eux aussi, pleinement mérité les honneurs qui les attendaient en novembre dernier alors qu’ils ont soulevé, pour une deuxième année consécutive, la coupe Grey, battant une nouvelle fois les Roughriders de la Saskatchewan dans le match ultime, cette fois au compte de 21-18. La saison 2010 des Moineaux n’a pourtant pas été aussi évidente que la précédente et certaines périodes ont soulevé des inquiétudes légitimes autour du clan montréalais. Tout de même, une fiche de douze gains et six revers se prend très bien et l’écrasante victoire de 48-17 sur les Argonauts de Toronto en finale de l’Est en rassura plusieurs, malgré le départ fracassant de Larry Smith et les nouvelles rumeurs de départ de Marc Trestman une fois les séries achevées. Au Stade McMahon de Calgary, les Alouettes ont bien amorcé le match ultime quand Avon Cobourne a inscrit un touché, mais l’avance de 8-0 des Montréalais diminua rapidement au cours de la première demie, si bien que les Riders quittaient vers le vestiaire en avant 11-8. En fin de troisième quart, Damon Duval, qui a connu une finale encore plus pénible que la précédente, créait l’égalité sur un placement de 22 verges avec de redonner les devants aux siens sur un autre placement, de 42 verges cette fois. Le quatrième quart se poursuivit et Avon Cobourne, avec son deuxième majeur du match, croyait bien avoir réglé le débat, mais les Riders ripostèrent et il fallut une interception de Billy Parker pour mettre fin aux hostilités. Meilleur receveur des Moineaux dans ce match, Jamel Richardson a été nommé joueur par excellence de cette rencontre pendant que Ben Cahoon recommençait à réfléchir sur son avenir et qu’Anthony Calvillo annonçait son hospitalisation prochaine afin de subir une importante opération.

Qu’à cela ne tienne, les champions eurent droit à leur défilé et le football québécois, à un excellent coup de promotion. Ce sport est plus populaire que jamais dans notre province et cette popularité ne peut qu’augmenter à la suite de ces deux titres.

Nos souhaits pour 2011

2010 sera bientôt derrière nous et nous pouvons espérer le meilleur pour nos équipes favorites en 2011.

  • Dès les prochains jours, Équipe Canada Junior pourrait reconquérir le premier rang mondial qu’elle a échappé il y a un an. Toutefois, les États-Unis ne céderont pas leur couronne facilement, en son propre royaume de surcroît.
  • Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre pourraient se rendre loin en séries éliminatoires et la jeune défensive de Bill Belichick, qui progresse à chaque match, n’est plus une réelle faiblesse. Une participation au Super Bowl XLV est logiquement envisageable et une victoire, tout à fait possible.
  • Les Canadiens de Montréal possèdent presque tous les outils nécessaires afin de rééditer leurs exploits du printemps dernier, peut-être même afin de faire mieux. On doit cependant souhaiter que les joueurs de Jacques Martin se réveillent sous peu ou sinon, le conte de fées pourrait devenir un vrai cauchemar.
  • Le Drakkar de Baie-Comeau semble être sur la bonne voie et le navire de guerre pourrait bien retourner en séries éliminatoires dès ce printemps. Les Saguenéens de Chicoutimi seront assurément du bal, on doit maintenant souhaiter qu’ils provoquent des surprises contre des adversaires qui seront probablement classés au-dessus d’eux au classement.
  • Les Red Sox de Boston ont fait les efforts et les sacrifices nécessaires afin d’améliorer leur formation en 2011. Reste maintenant à accumuler les victoires sur le terrain et à devancer les Yankees de New York dans l’Est. On en aura le cœur net dès avril.
  • Les Capitales de Québec subiront divers changements sur le terrain, mais une équipe championne attire toujours l’attention des joueurs autonomes. On peut espérer, pour Patrick Scalabrini et toute son équipe, une troisième consécration de suite dès cet automne. L’aventure démarrera en mai de ce côté.
  • Le Rouge & Or de l’Université Laval n’accueillera pas, en 2011, la coupe Vanier, mais l’excellence du programme de Glen Constantin n’a plus besoin de faire ses preuves. Avec l’expérience acquise en 2010 par les jeunes footballeurs de l’équipe québécoise, on peut s’attendre à encore bien des victoires et qui sait, à une septième coupe Vanier!
  • Que Marc Trestman quitte les Alouettes de Montréal ou non (évidemment, on ne le souhaite pas) ne devrait pas modifier la haute qualité de l’équipe qu’il a miss sur pied avec Jim Popp. En 2011, les Moineaux feront face à une plus féroce opposition encore qu’en 2010, mais soyons certains que l’organisation montréalaise ne visera que le sommet, une fois de plus.

Bref, on peut se souhaiter bien de bonnes choses sur le plan sportif pour l’année 2011 que je vous souhaite à votre convenance! On se retrouve dès le dimanche 2 janvier pour un retour sur la ronde préliminaire du Championnat mondial de hockey junior. D’ici là, amusez-vous bien!

Catégories:La mêlée!

Boston, capitale du sport

14 août 2010 Commentaires désactivés

Le TD Garden des Bruins et des Celtics se trouve à l'entrée de la ville de Boston. (DMJ)

Délaissons un peu l’actualité sportive afin de parler “tourisme sportif”. Destination: Boston, véritable capitale du sport. Avec sa population métropolitaine de cinq millions d’habitants, le chef-lieu du Massachusetts possède cinq équipes professionnelles, sans compter ses équipes universitaires, et de nombreuses infrastructures spectaculaires. Réalisant un rêve vieux d’une bonne décennie, votre humble serviteur s’est rendu, il y a une dizaine de jours, dans cette superbe ville située à environ cinq heures de route de Montréal où une proportion très impressionnante d’habitants arborent les couleurs de l’une ou l’autre de leurs équipes.

Le TD Garden: plus qu’un aréna

Premier arrêt du touriste sportif: le TD Garden, domicile permanent des Bruins et des Celtics depuis son ouverture en 1995. En arrivant par l’autoroute 93 et en traversant le pont Zakim, vous tomberez directement sur cet amphithéâtre qui est en fait bien plus d’un édifice sportif. Le Garden est également une gare utilisée par des milliers de Bostonnais sur une base quotidienne. Prenez garde toutefois: l’accès n’est pas aisé et les stationnements voisins, assez dispendieux.

Évidemment, il est possible de visiter le Garden à certaines heures précises. Si vous tombez au mauvais moment, il vous restera tout de même la possibilité de voir la statue de Bobby Orr, située près de l’une des entrées et symbolisant le fameux but de la coupe Stanley de 1970. La grande boutique du Garden, qui offre à la fois des produits des Bruins et des Celtics, comblera vos besoins en articles sportifs. Que vous soyez ou non un partisan des Bruins (dans mon cas, c’est une équipe que je ne peux détester malgré mon attachement aux Canadiens), c’est un détour à ne pas rater. De plus, le Garden est situé tout près de la vieille ville de Boston et de nombreux édifices et monuments historiques seront à votre portée.

Le gigantesque Gillette Stadium

Il est loin d’être le plus grand stade de la NFL avec ses 68 756 sièges, mais le Gillette Stadium des Patriots et du Revolution de la Nouvelle-Angleterre vaut le détour. Certes, Foxborough est situé à une trentaine de miles du centre-ville de Boston (soit près d’une cinquantaine de kilomètres), mais le réseau autoroutier du Massachusetts facilite l’accès à ce site grandiose. Le Patriot Place, dont la construction s’est achevée en 2002, constitue une véritable ville commerciale en pleine banlieue, un peu comme le quartier Dix30 à Brossard. L’ensemble est gigantesque, démesuré et les propriétaires n’ont pas lésiné sur les moyens à prendre pour rendre le site magnifique.

À une cinquantaine de kilomètres du centre-ville, le Gillette Stadium des Patriots et du Revolution vaut le détour. (DMJ)

Lors de notre passage, en plein camp d’entraînement des Patriots, le site était ouvert à tous et le stationnement, gratuit, ce qui n’est pas le cas lors de la saison régulière. L’accès au stade même était fermé, mais de nombreux magasins en ceinturent l’enceinte. La boutique des Patriots et du Revolution offre une variété assez incroyable de produits. Nous avons même trouvé des M&M’s à l’effigie des Pats, ce qui n’est pas peu dire. Autant de manières de dépenser ses économies quoi!

Petite mise en garde aux visiteurs estivaux: la température peut facilement être insupportable à Foxborough et si vous voulez éviter de vous ruiner en achetant des breuvages sur place, il vaut mieux emporter avec soi des rafraîchissements.

Fenway Park: indescriptible

Le centre d’intérêt de ce périple était évidemment l’historique Fenway Park, domicile des Red Sox de Boston, pour deux rencontres opposant notre équipe favorite aux Indians de Cleveland. Autant vous le dire tout de suite, il est difficile de décrire par écrit cet endroit tellement il est enivrant et indescriptible. En trois jours à Boston, nous avons passé presque autant de temps à Fenway qu’à l’hôtel!

Si vous vous êtes déjà questionné sur la configuration particulière de ce parc et de sa taille relativement limitée (le Fenway Park peut accueillir 37 402 spectateurs et est l’un des plus petits stades de la MLB), vous comprendrez rapidement en arrivant sur place. Construit en 1912, Fenway Park est ceinturé de quatre rues très fréquentées en raison de la popularité des Sox et derrière le “Green Monster”, on retrouve une voie ferrée et une autoroute urbaine. Indice qui vous indiquera votre proximité de Fenway: l’odeur des savoureux hot-dogs qui l’enveloppe sur quelques bonnes centaines de mètres.

L'incontournable et indescriptible Fenway Park, vu de Yawkey Way. (DMJ)

La visite du Fenway Park est empreinte d’histoire, de conquêtes et des nombreuses déceptions ayant marqué les BoSox depuis leur fondation en 1901. Tout autour du stade, bannières et plaques rappellent la glorieuse époque des années 1910 et du début des années 2000. Sur Van Ness Street, près de l’entrée B, vous trouverez deux statues: l’une du légendaire Ted Williams remettant sa casquette à un enfant et l’autre de quatre grands des Red Sox, Bobby Doerr, Dom DiMaggio, Johnny Pesky et Ted Williams. C’est toutefois sur Yawkey Way que ça se passe avec l’immense (et je pèse mes mots) boutique des Sox, l’animation propre aux parties locales, les restaurants ambulants et une mer de monde portant les couleurs de leur équipe bien-aimée. D’ailleurs, Yawkey Way est fermée aux automobiles les jours de match. Bien entendu, plusieurs restaurants-bars sont situés près, voire à Fenway Park.

Le plus vieux et le plus aimé des parcs d’Amérique possède un espace de stationnements extrêmement limité. Il est donc conseillé de stationner sa voiture plus loin (au Prudential Center par exemple) et de faire le reste du trajet à pieds si vous n’utilisez pas les transports en commun de Boston. Autre avertissement: breuvages et nourritures sont vendus à des prix très élevés à Fenway, prévoyez donc le coup.

C’est une description sommaire, j’en conviens, mais il faut vivre Fenway Park pour bien comprendre l’importance de l’endroit, surtout si on est un fier partisan des Sox. Et je ne vous parle même pas de l’ambiance complètement folle dans les estrades pendant les matchs, surtout quand les locaux mènent au tableau. Voir et entendre Jonathan Papelbon sortir de l’enclos, ça aussi c’est indescriptible!

Quelques conseils pratiques

Je me permets, en terminant, ces quelques petits conseils et observations. Certains paraîtront anodins pour les habitués, mais mieux vaut prévenir que guérir.

  • Inquiet à propos de la circulation automobile à Boston? Évitez simplement les heures de pointe et vous n’aurez pas de problèmes. La capitale du Massachusetts a subi d’importants travaux afin de permettre une circulation fluide, notamment grâce à une portion d’autoroute passant sous la ville.
  • Connaissant ce fait, vous comprendrez que loger à un hôtel de banlieue n’est pas réellement un problème. Considérant la différence des coûts entre un logis au centre-ville et un autre plus éloigné, c’est même un avantage.
  • Circuler aux États-Unis signifie aussi “postes de péage”, une donnée qui nous échappe du côté québécois. Ayez toujours, à portée de main en voiture, un minimum de 1,25$, prix de passage demandé tout autour de Boston.
  • Prévoyez également un budget “stationnement” d’une bonne centaine de dollars. Fondée en 1630, Boston n’a pas les artères nécessairement adaptées aux besoins contemporains.
  • Prenez connaissance des règles entourant vos passages aux postes frontaliers. D’ailleurs, question d’éviter les bouchons à ces endroits névralgiques, présentez-vous y tôt le matin ou tard le soir.
  • Avis aux hivernaux parmi vous: choisissez avec discernement le moment de votre visite. La température, à Boston, peut facilement atteindre le cap des 40 degrés Celsius en été.

Sur ce, à tous ceux qui auront la chance de visiter cette magnifique ville: bon séjour! Si vous pensiez que  Montréal était une ville sportive, c’est que vous n’avez rien vu… Nul doute que votre humble serviteur répétera l’expérience l’an prochain!

Catégories:La mêlée!

Un peu de cinéma sportif

9 juillet 2010 Commentaires désactivés

L'affiche du film Slap Shot, sorti en 1977 et devenu rapidement un classique du cinéma sportif. (Wikipedia.org)

Alors que les choses suivent leur cours dans la MLB, la Can-Am et que les équipes de la CFL s’apprêtent à disputer la seconde semaine de la saison, il pourrait être intéressant, en ces jours de canicule et tandis que la pluie approche à grands pas, de dresser une petite liste des meilleurs films sportifs disponibles sur le marché. Évidemment, mes choix portent sur des sports que j’apprécie, ce qui pourrait faire en sorte que l’un de vos favoris ne s’y retrouve pas comme l’incroyable série Rocky. Libre à vous de faire votre propre liste en commentant cet article! Allons-y donc en ordre d’année de sortie en salle.

Slap Shot

On commence très fort avec le classique du hockey, Slap Shot, réalisé en 1977. Quand Reggie Dunlop (Paul Newman), le joueur-entraîneur des pitoyables Chiefs de Charlestown, apprend que son équipe s’apprête à être dissoute, il invente de toutes pièces une histoire de déménagement et de vente de la concession afin de relancer ses troupes tout en misant sur la violence et l’intimidation sur la glace, ce qui fonctionne. Ned Braden (Michael Ontkean), le joueur talentueux, Dave Carlson (Jerry Houser), le jeune fougueux, Denis Lemieux (Yvon Barrette), le gardien allergique à la ventilation des arénas, Johnny Upton (Allan F. Nicholls), le capitaine et, naturellement, les frères Jeff, Steve et Jack Hanson (Jeff et Steve Carlson, David Hanson), les trois durs à cuire de l’équipe, complètent les têtes d’affiche de ce film d’anthologie. La version originale anglaise est excellente, mais la version québécoise est incroyable avec notre bon vieux langage coloré!

Ligue Majeure (1 & 2)

En 1989, un phénomène cinématographique frappe un coup de circuit chez les amateurs de sports nord-américains. Ligue Majeure (Major League) nous raconte la rocambolesque histoire des Indians de Cleveland, propriété d’une héritière n’ayant d’autre plan que de rendre cette équipe minable au point de procéder à un déménagement en Floride. Toutefois, le pitoyable rassemblement d’entraîneurs et de joueurs de deuxième ordre se serre les coudes afin de contrecarrer cette matrone de la seule façon possible: en gagnant. Le second opus, qui n’a pas égalé le succès du premier, rapporte les difficultés de la même équipe, une saison plus tard, alors que la plupart des joueurs ont perdu leur attitude gagnante. Tom Berenger, Charlie Sheen, Rene Russo et le tout jeune Wesley Snipes font partie de la première distribution qui est devenue un classique.

Happy Gilmore

Qui ne connaît pas l’impulsif Happy Gilmore, interprété par nul autre qu’Adam Sandler? Ce joueur de hockey, n’ayant de talent que dans son puissant lancer frappé, découvre par hasard un autre talent: son coup de départ au golf. Afin d’aider sa grand-mère à payer ses dettes, Gilmore parviendra à entrer dans la PGA et avec les conseils de l’ancienne étoile Chubbs Peterson (Carl Weathers), à combattre son ennemi juré sur le circuit professionnel, Shooter McGavin (Christopher McDonald). Extrêmement comique, ce film de 1996 est un incontournable tant par son histoire marrante que par ses répliques incroyables!

Jerry Maguire

Dans un tout autre registre, mais également lancé en 1996, Jerry Maguire, nom du personnage principal interprété par Tom Cruise, raconte les péripéties d’un agent sportif adoptant une approche plus personnalisée de son travail. Dégommé par sa propre firme et abandonné par tous ses clients, il devra compter sur l’aide de sa seule et charmante assistante, Dorothy Boyd (Renée Zellweger) afin de conserver son unique poulain, l’excentrique receveur éloigné des Cardinals de l’Arizona Rod Tidwell (Cuba Gooding Jr.). Ce long métrage constitue une excellente critique de la profession d’agent et a permis certains changements dans la nature même de l’agent sportif.

Les Boys

Major League, un excellent et amusant film de baseball mettant en vedette les Indians de Cleveland. (Wikipedia.org)

Le premier opus de cette saga de quatre films, suivie de deux séries télévisées, a été un énorme succès au Québec avant que le tout ne perde un peu de son mordant au fil du temps. Relatant les déboires d’une équipe de hockey de ligue de garage et de ses différents membres, Les Boys (1997, 1998, 2001 et 2005) constitue une belle caricature de la vie de plusieurs Québécois très différents pratiquant le hockey pour le simple plaisir de la chose. Marc Messier, Rémi Girard, Pierre Lebeau et Patrick Huard sont en vedette dans ces films dont le premier est sans contredit le meilleur.

Les Héros du dimanche

Sans doute l’une des meilleures œuvres cinématographiques à saveur sportive, Les Héros du dimanche (Any Given Sunday, 1999) représente la vision d’Oliver Stone relativement au football professionnel et met en vedette Al Pacino dans le rôle du vétéran entraîneur Tony D’Amato, Cameron Diaz dans la peau de la propriétaire et accaparante gérante Christina Pagniacci et Jamie Foxx, qui interprète le jeune quart-arrière Willie Beamen. Tout y passe: l’histoire du quart-arrière en fin de carrière et celle du jeune loup prenant sa place, la propriétaire s’immisçant dans les affaires de l’entraîneur-chef, le succès instantané et les conséquences s’y rattachant, la drogue, les joueurs évoluant malgré les blessures parfois graves, etc. Ce film est devenu une référence même s’il s’agit d’une caricature, parfois grossière, du football professionnel.

Les Remplaçants

Keanu Reeves tient le rôle de Shane Falco, un ancien quart-arrière ayant raté sa carrière dans le film Les Remplaçants (The Remplacements, 2000). Le scénario est construit autour d’un conflit de travail dans le football professionnel au cours duquel les propriétaires engagent des joueurs de remplacements issus de divers milieux. Drôle et amusant, c’est devenu un film incontournable pour tous les sportifs de salon! Qui ne se souvient pas des meneuses de claques particulièrement… dérangeantes!

Les lumières du vendredi soir

Friday Night Lights est en fait un livre à la base, adapté au cinéma en 2004 et au petit écran à partir de 2006. Le film traite de l’histoire réelle des Panthers de la Permian High School d’Odessa, au Texas, lors de la saison 1988. Promise à une campagne de rêve, l’équipe, obsession d’une petite ville défavorisée, est durement affectée par la perte de son demi-offensif vedette, James “Boobie” Miles (Derek Luke). Malgré les pressions extérieures immenses, l’entraîneur-chef Gary Gaines (Billy Bob Thornton) réussit à relancer sa formation, menée par le quart-arrière Mike Winchell (Lucas Black). Outre l’histoire de l’équipe elle-même, on retrouve des parenthèses très intéressantes sur la pression du public et des parents auprès de ses membres ainsi que le sort d’un jeune joueur promis à un bel avenir, mais qui est confronté à une blessure majeure. Sans doute l’un des meilleurs films de football jamais réalisé.

Le dernier essai

The Longest Yard constitue en fait une reprise, lancée en 2005, d’un film du même nom réalisé en 1974. Il met en vedette Adam Sandler dans le rôle du quart-arrière Paul Crewe, banni des Steelers de Pittsburgh et de la NFL après avoir été déclaré coupable relativement à une affaire de match arrangé. Emprisonné après avoir conduit en état d’ébriété et avoir provoqué un carambolage lors de la poursuite policière ayant précédé son arrestation, Crewe est contraint d’entraîner une équipe de prisonniers devant affronter, lors d’une rencontre préparatoire, les gardiens de leur propre prison. Humour et performances sportives sont à l’honneur dans ce film où l’on retrouve, notamment, le grand Michael Irvin, receveur éloigné de l’époque glorieuse des Cowboys de Dallas.

Match parfait

Tout partisan des Red Sox de Boston se doit d’avoir vu ce film de 2005, alliant romantisme, humour et baseball et gravitant autour de l’historique saison 2004 des BoSox. Ben Wrightman (Jimmy Fallon) est un enseignant mordu des Sox (pire que je ne puis l’être!) rencontrant, lors d’une sortie scolaire, la jolie Lindsey Meeks (Drew Barrymore) qui ne connaît rien à ce sport, ni à cette équipe. Tombant amoureuse de ce gars drôle et attentionné, tout change lorsque la saison prend son envol et que Ben devient l’inconditionnel partisan de cette équipe qui n’a rien gagné depuis 86 ans. Est-ce que la relation des deux tourtereaux sombrera comme les Sox face aux Yankees en séries de championnat? Vous le saurez en regardant ce film où le Fenway Park est omniprésent.

Maurice Richard

Friday Night Lights dépeint très bien tous les aspects entourant une équipe de football scolaire d'élite aux États-Unis. (Wikipedia.org)

Comment ce film de 2005 n’a-t-il pas connu un succès instantané? On se le demande alors qu’il traite du héros des Canadiens français et que l’œuvre de Charles Binamé, mettant en vedette Roy Dupuis, est une perle de reconstitution historique. La vie du Rocket entre son adolescence et l’émeute de 1955 y est racontée d’excellente manière, alliant à la fois l’aspect historique et la psychologie des différents personnages. L’excellente année québécoise sur le plan cinématographique permet d’expliquer les recettes décevantes aux tourniquets.

Invincible

Produit en 2006 par Walt Disney, le film Invincible relate l’histoire vraie de Vince Papale, un ancien joueur des Eagles de Philadelphie. En pleine crise économique des années 1970, Papale (Mark Wahlberg, un excellent joueur amateur, se présente aux essais libres tenus par les Eagles du nouvel entraîneur-chef Dick Vermeil (Greg Kinnear). Malgré les nombreuses difficultés se dressant sur son chemin, il se taillera finalement un poste dans la formation partante. Une belle histoire de courage et de ténacité.

L’esprit d’une équipe

We Are Marshall, film historique réalisé en 2006, relate les événements tragiques ayant coûté la vie des membres de l’équipe de football de l’Université Marshall, les Thundering Herd, en 1970, ainsi que la relance du programme dès l’année suivante sous l’égide de l’entraîneur-chef Jack Lengyel (Matthew McConaughey). Cette relance, contestée par la population de Huntington, est toutefois appuyée par les étudiants de l’université et les réservistes ayant survécu à leurs compagnons. C’est un film excellent et, il faut l’avouer, touchant.

Un été sans point ni coup sûr

Ce film de Francis Leclerc n’a probablement pas reçu l’attention qu’il méritait lors de sa sortie en 2008. Entremêlant l’histoire de la première année d’existence des Expos de Montréal, l’atmosphère régnant au Québec en 1969 et le récit d’un garçon, Martin, rêvant de jouer un baseball malgré le fait qu’il ait été retranché de l’équipe de son patelin. Son père, interprété par Patrice Robitaille, met alors sur pied une équipe de réserve afin d’occuper son fils et les jeunes du quartier pendant l’été. Rare film de baseball québécois, celui-ci allie très bien ses différentes trames et offre un spectacle très intéressant.

L’éveil d’un champion

Nominé pour l’Oscar du meilleur film en février 2010, The Blind Side raconte l’histoire vraie du joueur de ligne Michael Oher des Ravens de Baltimore. Né d’une mère toxicomane et abandonné à son sort, Oher est admis dans une école privée catholique de Memphis avant d’être pris en charge par une riche famille, les Tuohy, qui l’aide à devenir un meilleur élève et un meilleur joueur. Celui qui possède le physique de l’emploi, après des débuts modestes, devient l’un des principaux attraits des recruteurs de la NCAA. Récit dramatique, ce film met en vedette Sandra Bullock qui a reçu l’Oscar de la meilleure actrice grâce à son interprétation de Leigh Anne Tuohy. Déjà acclamé par tous ceux qui l’ont vu, ce film deviendra, avec le temps, un classique à son tour.

La liste est quand même bien remplie et j’ai omis volontairement plusieurs films (Field of Dreams, 1989; la trilogie The Mighty Ducks, 1992; The Babe, 1992; BASEketball, 1998; For Love of the Game, 1999; Remember the Titans, 2000; 61*, 2001; The Rookie, 2002; Miracle, 2004; Gridiron Gang, 2006, etc.). Si je devais faire un choix de film par sport, je choisirais Maurice Richard, Friday Night Lights et Major League, pas nécessairement pour l’histoire seule, mais bien pour l’ensemble de l’œuvre. Si vous en voyez d’autres, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Bon cinéma!

Catégories:La mêlée!
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.