
Drew Brees et son jeune fils célèbrent la conquête du Super Bowl XLIV par les Saints de la Nouvelle-Orléans, le 7 février 2010. (UPI.com)
Une autre année s’achève et les émotions fortes n’ont pas manqué en 2010, surtout sur la scène sportive. Trois des huit équipes dont les activités sont couvertes par Dernière minute de jeu ont remporté le championnat de leur circuit et d’autres ont connu de très bons moments. Nous avons eu droit à de superbes Jeux olympiques hivernaux à Vancouver, à un 44e Super Bowl enlevant, à une première coupe Stanley en 49 ans aux Blackhawks de Chicago et à une première Série mondiale pour les Giants de San Francisco en 56 ans.
Évidemment, il y a deux côtés à une médaille et certaines déceptions ont marqué la dernière année. Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre n’ont pas fait long feu lors des éliminatoires du mois de janvier, mais connaissent actuellement une saison du tonnerre. Les Red Sox de Boston, largement affectés par des blessures à de n0mbreux joueurs, ont évité les séries. Le Drakkar de Baie-Comeau a été exclu de la danse printanière pour une troisième fois seulement de son histoire tandis que les Saguenéens de Chicoutimi étaient éliminés en première ronde par l’Océanic de Rimouski lors de la prolongation du septième match. Quant à Équipe Canada junior, c’est une cruelle défaite au cours de la prolongation de la finale l’opposant aux États-Unis qui l’attendait.
Comme nous l’avons fait l’an dernier à pareille date, il est temps de tenir notre revue de l’année 2010 sous la forme d’un top-5 à rebours. Bien entendu, nous parlerons des trois sports habituels à ce blogue, mais bien d’autres événements athlétiques ont pu marquer votre imaginaire au cours des douze derniers mois. Nous vous invitons donc fortement à vous exprimer et à nous faire part de votre propre décompte.
5. Les Saints au septième ciel
Une saison gagnante de treize gains et trois revers ne suffisait pas aux partisans et à l’organisation des Saints de la Nouvelle-Orléans, pendant si longtemps perdante. En janvier dernier, l’équipe de Sean Payton faisait son chemin en séries éliminatoires, accédant au Super Bowl tant convoité. Toutefois, le défi serait de taille contre les favoris et champions de la saison régulière, les Colts d’Indianapolis, menés par le grand Peyton Manning en quête d’un deuxième titre en quatre ans.
Abandonnés par les forces divines, les Saints ont encaissé un premier quart désastreux au cours duquel les Colts ont inscrit dix points. Le réveil de Drew Brees ne fut pas suffisant à l’équipe louisianaise pour remonter entièrement la pente avant la mi-temps, Garrett Hartley marquant six points sur deux placements. C’est une décision très culottée de Sean Payton qui changea la rencontre, à savoir celle d’amorcer le troisième quart sur un botté court. Après avoir repris le ballon sur ce jeu très risqué, les Saints ont inscrit un touché, prenant ainsi les devants pour la première fois. Cinq minutes plus tard, les Colts remontaient au sommet avec un majeur, mais le mal était fait et les Saints, en plein élan, marquèrent un placement tardif au troisième quart et un autre touché dès le début du quatrième quart avant que Tracy Porter n’intercepte une passe risquée de Manning et ne retourne le tout jusqu’au bout du terrain. Bourbon Street pouvait entrer en délire, les Saints étaient désormais reconnus comme une organisation championne après 42 années de disette et de nombreuses saisons décevantes.

Jaroslav Halak a connu une année 2010 extraordinaire, tant pour le compte de la Slovaquie que pour celui des Canadiens de Montréal qu'il a conduit en troisième ronde. (Life.com)
Pour Drew Brees, c’était la consécration avec une performance remarquable de 32 passes complétées sur 39 tentées, deux passes de touché et 288 verges de gains. Après une carrière universitaire grandiose avec les Boilermakers de Perdue University, quatre premières saisons professionnelles à San Diego et trois saisons de vaches maigres en Louisiane, le quart-arrière de 31 ans, déjà reconnu comme un excellent athlète et l’un des meilleurs bras de la NFL, était maintenant considéré comme un gagnant et un joueur par excellence d’un Super Bowl.
4. La Flanelle redevient-elle Sainte?
La première campagne de Jacques Martin à l’arrière du prestigieux banc des Canadiens de Montréal en aura été une de hauts et de bas. Malheureusement pour l’entraîneur-chef, les siens ont accédé aux éliminatoires de justesse, pour ne pas dire par la porte arrière, en terminant la saison de bien mauvaise façon. 38 victoires, 33 défaites et dix revers en prolongation ou en fusillade, c’est bien ordinaire comme fiche pour une équipe de ce calibre. Surtout que Bob Gainey, avant de la léguer à Pierre Gauthier, avait complètement remanié sa formation. Le jeune Carey Price cédait sous la pression, mais Jaroslav Halak était là pour réparer les pots cassés.
On ne donnait pas cher de la Sainte Flanelle au premier tour éliminatoire contre les puissants Capitals de Washington. Même si c’est Montréal, au Verizon Center, qui avait remporté le premier duel en prolongation. La logique semblait ensuite revenir au grand galop alors que la bande d’Alexander Ovechkin gagnait les trois matchs suivants, pouvant le CH au bord du précipice. À cela ne tienne, les Montréalais n’avaient pas l’intention de jouer au golf en avril et après deux victoires signées Jaroslav Halak, les Canadiens se rendirent dans la capitale américaine pour causer la surprise et battre, au compte de 2-1, les champions de la saison régulière.
Un défi autrement plus difficile attendait les Habitants au deuxième tour, soit celui des champions en titre de la coupe Stanley, les Penguins de Pittsburgh, qui l’emportaient d’ailleurs facilement au premier match de la série. S’échangeant tour à tour les gains, les deux équipes jouèrent au chat et à la souris jusqu’au cinquième match, remporté par Pittsburgh et poussant, de nouveau, les Canadiens à un pas de l’élimination. Ces derniers remportèrent un sixième match extrêmement serré au Centre Bell et le 12 mai au vieux Mellon Arena, ils prirent une surprenante avance de 5-0 pour finalement l’emporter 5-2, éliminer les champions, battre Sidney Crosby et fermer définitivement les hostilités dans l’amphithéâtre vétuste des Penguins.
Les Flyers de Philadelphie, qui venaient d’effectuer une remontée historique contre les Bruins de Boston en deuxième ronde après avoir perdu les trois premières parties de la série, étaient les adversaires suivants des Canadiens, des ennemis possédant un style de jeu totalement différent des Capitals et des Penguins, principalement axé sur la défensive et, naturellement, la robustesse. Déroutés par cette manière de jouer, les joueurs de Montréal ne marquèrent aucun but au cours des deux premiers matchs, mais l’énigme semblait être résolue lors du troisième remporté 5-1. Ce n’était qu’une illusion et les Flyers enlevèrent les honneurs de la série deux parties plus tard, au Wachovia Center en plus, mettant ainsi fin au rêve des Canadiens de Montréal et de leurs nombreux et fêtards partisans. Héros de ces surprenantes éliminatoires, Jaroslav Halak fut échangé un mois plus tard aux Blues de St. Louis, Carey Price lui ayant été préféré. Une décision décriée partout au Québec sur le coup, mais qui s’avéra finalement loin d’être mauvaise.

À sa première saison comme gérant, Patrick Scalabrini aura mené les Capitales de Québec à un deuxième championnat de suite. (ZoomSport.tv)
Après tant de surprises le printemps dernier, les Canadiens pourront-ils répéter leurs exploits ou, comme on le souhaite tous, faire encore mieux en 2011?
3. Deux de suite au Stade municipal
Champions en titre du trophée Arthur Ford, remporté en septembre 2009, les Capitales de Québec amorçaient l’année 2010 sur une note de renouveau. Pas nécessairement sur le terrain puisque de nombreux joueurs de l’édition couronnée étaient de retour, mais plutôt au poste de gérant alors que Michel Laplante délaissait ses fonctions à Patrick Scalabrini, ancien porte-couleur de sa formation. Avec une équipe très bien nantie, les plus grands espoirs étaient permis d’entrée de jeu.
La première moitié de saison fut à la hauteur des attentes, et ce, malgré quelques blessures préoccupantes et l’absence prolongée des meilleurs releveurs de l’équipe. Les Capitales mettaient la main sur le titre du premier segment du calendrier, s’assurant dès la mi-juillet d’une place en séries grâce à un dossier de 30 victoires et dix-sept défaites. Toutefois, les six revers consécutifs des Québécois en fin de première moitié de saison n’étaient pas très encourageants et le dossier très positif passa à une fiche gagnante, mais ordinaire. Le reste de la saison régulière fut marqué de bons et de mauvais moments, mais la situation à l’infirmerie ne s’améliora pas et Michel Laplante eut besoin de faire toute une gymnastique pour dénicher des renforts. L’équipe de la Vieille Capitale termina la saison en tête du classement avec une priorité de deux parties et demie sur ses plus proches poursuivants. Malgré cela et le retour de Pierre-Luc Laforest dans la formation, le ton était pessimiste autour du Stade municipal à l’aube des éliminatoires.
Le doute fut rapidement dissipé quand les Jackals du New Jersey furent renversés en trois petites rencontres, remportées 7-4, 13-5 et 2-0 par les Capitales, les deux premières à la maison et la dernière, au Yogi Berra Stadium. Les Colonials de Pittsfield, équipe disputant une première saison dans la Ligue Can-Am, remportèrent leur série face au Rox de Brockton de manière identique pour accéder à la finale. Ils gagnèrent d’ailleurs le premier match de la finale contre Québec au compte de 6-5 grâce à une remontée en fin de neuvième, mais cette fois, l’optimisme était de mise chez les partisans francophones. Et avec raison. Les Capitales remportèrent le deuxième duel disputé à Pittsfield, un match serré de 5-4, avant de rentrer à Québec et de prendre une option sur le titre dans une victoire de 1-0 signée Karl Gélinas qui lança un match complet, n’accorda que cinq coups sûrs et retira douze frappeurs au bâton. À son dernier départ en carrière, Michel Simard mena les siens à un deuxième titre consécutif grâce à une victoire convaincante de 6-1 au Stade municipal. Québec pouvait célébrer ses champions et Patrick Scalabrini, à sa première année comme gérant, accomplissait un exploit digne de mention.

Sidney Crosby a inscrit le but de la médaille d'or olympique pour le Canada, ajoutant cet important exploit à un palmarès personnel déjà impressionnant. (BestWeekEver.net)
L’importance de ces deux championnats consécutifs des Capitales réside dans la visibilité que cette concession offre au baseball au Québec, une visibilité en forte diminution depuis le déménagement des Expos de Montréal. Sans les Capitales, Dieu sait à quel point le baseball mineur serait en mauvaise condition dans la Belle Province. C’est la raison pour laquelle on retrouve, au troisième rang, ce nouveau couronnement des Québécois.
2. Célébrations au pays du hockey
Pour de très nombreuses personnes, la présentation des Jeux olympiques d’hiver à Vancouver en février 2010 représente l’événement de l’année. C’est un choix tout à fait justifiable, surtout en considérant les nombreux exploits réalisés par les athlètes canadiens au cours de cette quinzaine. Le hockey, sport national et épreuve reine des Jeux, quoiqu’on en dise, était évidemment à l’honneur au cours de cette période où la NHL prend une pause obligée. Naturellement, le Canada était favori chez les dames comme chez les hommes pour les deux tournois olympiques.
Équipe Canada, penchant féminin, n’a eu aucun mal à dominer son groupe préliminaire, remportant trois gains faciles de 18-0 sur la Slovaquie, 10-1 contre la Suisse et 13-1 face à la Suède. L’équipe américaine connaissant le même genre de succès dans son groupe, il semblait déjà évident que la finale se disputerait entre les deux pays frontaliers. Les demi-finales ne confirmèrent que cette prédiction, le Canada battant la Finlande 5-0 et les Américaines renversant la Suède 9-1. Au cours de cette finale attendue, les jeunes Marie-Philip Poulin et Shannon Szabados, la première marquant les deux seuls buts de la rencontre et la seconde, effectuant de nombreux arrêts spectaculaires, menèrent les Canadiennes à une victoire de 2-0 et à la médaille d’or olympique. Cette récompense, elles ne l’ont pas volé à la suite d’une finale chaudement disputée.
Les messieurs d’Équipe Canada, évidemment tous des vedettes de la NHL, ont amorcé leur tournoi par un gain de 8-0 contre la Norvège au cours duquel Jarome Iginla a réussi un tour du chapeau. Les choses se sont toutefois gâtées dès le second match, remporté de justesse 3-2 par les Canadiens en fusillade contre une équipe nationale suisse très surprenante, Sidney Crosby marquant le seul filet en tirs de barrage. Puis, les États-Unis, une équipe pourtant moins menaçante sur papier, ont renversé l’équipe hôtesse lors du dernier duel préliminaire avec un compte final de 5-3. Ryan Miller brillait devant la cage américaine tandis que Martin Brodeur, laissé à lui-même, en arrachait. La route vers l’or, à laquelle on prévoyait initialement trois étapes, fut allongée à quatre parties dont la première, contre l’Allemagne, se solda par une victoire facile de 8-2.
Un premier choc éliminatoire important attendait le Canada en quart de finale contre la Russie. Les déboires de la ronde préliminaire avaient toutefois été laissés de côté et la feuille d’érable l’emporta 7-3 grâce à une performance inspirée de tous les joueurs canadiens. Le pointage de 4-1 après vingt minutes de jeu indique bien l’allure de la rencontre, totalement dominée par le pays hôte. La sauce s’est toutefois épaissie en demi-finale et la Slovaquie a donné une peur bleue à toute une nation, réduisant un déficit de 3-0 après quarante minutes à une rencontre serrée de 3-2 au cours de la troisième période. Pavol Demitra passa à quelques millimètres de créer l’égalité dans les dernière ssecondes de la rencontre, mais il rata sa chance et son équipe, ainsi que celle de Jaroslav Halak, fut éliminée. À la veille d’une finale contre les États-Unis, vainqueur des Finlandais au compte de 6-1, le pays était inquiet.

Guillaume Rioux soulève, sur son propre terrain, la sixième coupe Vanier de l'histoire du Rouge & Or de l'Université Laval. (NationalPost.com)
La finale toute nord-américaine passera certainement à l’histoire en raison de son intensité, de son pointage très serré et de son dénouement incroyable. Jonathan Toews (qui a connu une année 2010 de rêve) marquait en milieu de première période et Corey Perry doublait l’avance des siens en milieu de deuxième avant que Ryan Kessler ne réduise l’écart cinq minutes plus tard. La troisième période, dominée par les États-Unis, fut épuisante pour les partisans canadiens qui poussèrent un soupir de découragement lorsque Zach Parisé créa l’égalité avec 25 secondes seulement à jouer. Après 7 minutes et 40 secondes de prolongation, le Canada, qui avait repris son élan offensif, fut porté au sommet du hockey international grâce au spectaculaire filet de Sidney Crosby, un “but en or” que nous n’avons pas fini de revoir. L’objectif ultime de la formation canadienne était atteint et les Jeux de Vancouver, qui s’étaient amorcé de la pire façon possible avec le décès du lugeur géorgien Nodar Kumaritashvili et une température pas tellement hivernale, se terminèrent sur cette apothéose.
1. Le football québécois à l’honneur!
Ce qui a toutefois retenu le plus l’attention en 2010 sur Dernière minute de jeu, ce sont les succès du Québec sur les terrains de 110 verges du pays entier, des réussites prestigieuses et spectaculaires qui ont un effet immense sur la pratique du football partout dans la province francophone. La palme de notre top-5 annuel revient donc conjointement au Rouge & Or de l’Université Laval, champion de la coupe Vanier, et aux Alouettes de Montréal, champions de la coupe Grey pour une deuxième fois de suite.
Le Rouge & Or, qui accueillait pour une deuxième année consécutive la finale de la coupe Vanier au stade du PEPS, voulait se reprendre pour l’échec de saison précédente, mais ne pouvait plus compter sur l’excellence d’un quart-arrière vétéran comme Benoît Groulx. À cela ne tienne, les jeunes Bruno Prud’homme et Tristan Grenon ont relevé le défi avec brio, appuyés par l’explosif Sébastien Lévesque et une défensive réellement dominante. Les représentants de l’Université Laval ont littéralement tout bousculé sur leur passage en saison régulière, ne jouant qu’une seule rencontre réellement serrée contre les Carabins de l’Université de Montréal. Ils ont ensuite lessivé les Gaiters de Bishop’s University 56-1 en demi-finale québécoise avant de vaincre, non sans difficulté, le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke au compte de 22-17. Deux équipes francophones au match de la coupe Dunsmore qui démontrent bien la santé du football québécois. Le défi suivant fut encore plus difficile, mais Laval le surmonta en battant les Mustangs de Western Ontario University 13-11. La grande finale canadienne, disputée sous la neige à Québec, fut dominée outrageusement par l’équipe locale qui renversa les Dinos de Calgary University 29-2, notamment grâce aux efforts combinés d’un Sébastien Lévesque amoché qui a inscrit le premier touché avec une course de 41 verges, de Bruno Prud’homme qui a rejoint Yannick Morin-Plante sur 40 verges pour le deuxième touché et d’une unité défensive intraitable face à l’une des meilleures unités offensives au pays. Cette sixième coupe Vanier, le Rouge & Or ne l’a certainement pas volée!

Kerry Watkins porte la coupe Grey à bout de bras, une deuxième de suite pour les Alouettes de Montréal. (CFL.ca)
Les Alouettes de Montréal ont, eux aussi, pleinement mérité les honneurs qui les attendaient en novembre dernier alors qu’ils ont soulevé, pour une deuxième année consécutive, la coupe Grey, battant une nouvelle fois les Roughriders de la Saskatchewan dans le match ultime, cette fois au compte de 21-18. La saison 2010 des Moineaux n’a pourtant pas été aussi évidente que la précédente et certaines périodes ont soulevé des inquiétudes légitimes autour du clan montréalais. Tout de même, une fiche de douze gains et six revers se prend très bien et l’écrasante victoire de 48-17 sur les Argonauts de Toronto en finale de l’Est en rassura plusieurs, malgré le départ fracassant de Larry Smith et les nouvelles rumeurs de départ de Marc Trestman une fois les séries achevées. Au Stade McMahon de Calgary, les Alouettes ont bien amorcé le match ultime quand Avon Cobourne a inscrit un touché, mais l’avance de 8-0 des Montréalais diminua rapidement au cours de la première demie, si bien que les Riders quittaient vers le vestiaire en avant 11-8. En fin de troisième quart, Damon Duval, qui a connu une finale encore plus pénible que la précédente, créait l’égalité sur un placement de 22 verges avec de redonner les devants aux siens sur un autre placement, de 42 verges cette fois. Le quatrième quart se poursuivit et Avon Cobourne, avec son deuxième majeur du match, croyait bien avoir réglé le débat, mais les Riders ripostèrent et il fallut une interception de Billy Parker pour mettre fin aux hostilités. Meilleur receveur des Moineaux dans ce match, Jamel Richardson a été nommé joueur par excellence de cette rencontre pendant que Ben Cahoon recommençait à réfléchir sur son avenir et qu’Anthony Calvillo annonçait son hospitalisation prochaine afin de subir une importante opération.
Qu’à cela ne tienne, les champions eurent droit à leur défilé et le football québécois, à un excellent coup de promotion. Ce sport est plus populaire que jamais dans notre province et cette popularité ne peut qu’augmenter à la suite de ces deux titres.
Nos souhaits pour 2011
2010 sera bientôt derrière nous et nous pouvons espérer le meilleur pour nos équipes favorites en 2011.
- Dès les prochains jours, Équipe Canada Junior pourrait reconquérir le premier rang mondial qu’elle a échappé il y a un an. Toutefois, les États-Unis ne céderont pas leur couronne facilement, en son propre royaume de surcroît.
- Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre pourraient se rendre loin en séries éliminatoires et la jeune défensive de Bill Belichick, qui progresse à chaque match, n’est plus une réelle faiblesse. Une participation au Super Bowl XLV est logiquement envisageable et une victoire, tout à fait possible.
- Les Canadiens de Montréal possèdent presque tous les outils nécessaires afin de rééditer leurs exploits du printemps dernier, peut-être même afin de faire mieux. On doit cependant souhaiter que les joueurs de Jacques Martin se réveillent sous peu ou sinon, le conte de fées pourrait devenir un vrai cauchemar.
- Le Drakkar de Baie-Comeau semble être sur la bonne voie et le navire de guerre pourrait bien retourner en séries éliminatoires dès ce printemps. Les Saguenéens de Chicoutimi seront assurément du bal, on doit maintenant souhaiter qu’ils provoquent des surprises contre des adversaires qui seront probablement classés au-dessus d’eux au classement.
- Les Red Sox de Boston ont fait les efforts et les sacrifices nécessaires afin d’améliorer leur formation en 2011. Reste maintenant à accumuler les victoires sur le terrain et à devancer les Yankees de New York dans l’Est. On en aura le cœur net dès avril.
- Les Capitales de Québec subiront divers changements sur le terrain, mais une équipe championne attire toujours l’attention des joueurs autonomes. On peut espérer, pour Patrick Scalabrini et toute son équipe, une troisième consécration de suite dès cet automne. L’aventure démarrera en mai de ce côté.
- Le Rouge & Or de l’Université Laval n’accueillera pas, en 2011, la coupe Vanier, mais l’excellence du programme de Glen Constantin n’a plus besoin de faire ses preuves. Avec l’expérience acquise en 2010 par les jeunes footballeurs de l’équipe québécoise, on peut s’attendre à encore bien des victoires et qui sait, à une septième coupe Vanier!
- Que Marc Trestman quitte les Alouettes de Montréal ou non (évidemment, on ne le souhaite pas) ne devrait pas modifier la haute qualité de l’équipe qu’il a miss sur pied avec Jim Popp. En 2011, les Moineaux feront face à une plus féroce opposition encore qu’en 2010, mais soyons certains que l’organisation montréalaise ne visera que le sommet, une fois de plus.
Bref, on peut se souhaiter bien de bonnes choses sur le plan sportif pour l’année 2011 que je vous souhaite à votre convenance! On se retrouve dès le dimanche 2 janvier pour un retour sur la ronde préliminaire du Championnat mondial de hockey junior. D’ici là, amusez-vous bien!
